les chiffres clés de l’agriculture en Guinée-Bissau

La Guinée – Bissau est un Etat d’Afrique occidentale ouvert sur l’Atlantique connu pour ses arachides et son riz. En 1446 lorsque les Portugais découvrent le pays, il est peuplé de Mandingues musulmans et de population animiste. A la fin du XVI ème siècle, ils installent leurs comptoirs et en 1879, la Guinée portugaise devient une colonie détachée administrativement du Cap-Vert. En 1941 Bissau devient le chef-lieu de la colonie. En 1973, la République de Guinée-Bissau est proclamée par Luis de Almeida Cabral, l’année suivante, en 19974, l’indépendance du pays est reconnue par le Portugal.

monaco resources group
monaco resources group

La Guinée-Bissau a toujours travaillé l’agriculture car outre sa superficie continentale d’environ 28 000 km2 et  ses soixante îles, de nombreux fleuves traversent le pays d’ouest en est. Le pays est donc soumis à un climat tropical humide avec des températures moyennes sans variations très  marquées d’une saison à l’autre.

L’économie de la Guinée-Bissau est principalement agricole. Elle est fondée sur les cultures vivrières: le riz (nourriture de base de la population), le sorgho, le maïs, les plantains et le manioc. Les activités agricoles, dont la majorité sont réalisées dans le cadre d’une agriculture de subsistance, représentent plus de 46,3 % du PIB et restent l’occupation essentielle de 90 % de la main-d’œuvre locale.

monaco resources group
monaco resources group

 L’autosuffisance alimentaire n’est pas atteinte mais les ressources de la pêche et de la forêt ne sont pas pleinement exploitées. Les exportations se composent principalement d’arachides, cultivées à l’intérieur du pays, de noix de coco, que l’on trouve sur les îles et la côte, et de noix de cajou. Cette dernière constitue la moitié des revenus annuels à l’exportation de la Guinée-Bissau. Secteur en plein développement, la pêche représentait, au début des années 90, la première source de revenus, grâce aux ventes des droits de pêche, supérieures aux exportations elles-mêmes.

« L’agriculture est le pilier de l’économie » selon Monaco resources

Deux cultures dominent : le riz (pour la consommation nationale) et la noix de cajou qui génère 95 % des exportations.

monaco resources monaco
monaco resources monaco

En Guinée-Bissau, les prêts du FIDA (le  Fonds International de Développement Agricole) visent à revitaliser l’économie rurale de façon à améliorer la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté.

L’approche du Fonds encourage les communautés rurales à être les acteurs de leur propre développement. Les projets actuellement appuyés par le FIDA favorisent le développement et la microfinance à l’échelle locale, en privilégiant le développement des infrastructures et l’accroissement de la production de riz.

monaco resources monaco
monaco resources monaco

Les principales activités prévoient notamment de:

  • soutenir la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une meilleure gestion des ressources naturelles, renforcer les institutions rurales et l’accès à la finance rurale, en particulier dans les régions de Quinara et Tombali, pauvres et exposées aux catastrophes naturelles
  • appuyer la reconstruction après conflit et encourager la prévention des crises
  • intégrer l’égalité des sexes dans tous les services et activités des projets
  • tirer parti de l’expérience et des capacités des organisations non gouvernementales et de la société civile pour compléter la prestation de services publics dans les zones cibles.
monaco resources group
monaco resources group

« Le soutien économique du FMI » analysé par Monaco resources group

La Guinée-Bissau est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique et ne se maintient en vie que grâce à l’aide internationale. L’économie du pays est minée en particulier par le fardeau d’une dette très lourde (trois fois supérieure à son PIB) et par un chômage touchant près de 40 %de la population active. Depuis 1986, la politique économique a radicalement changé; le gouvernement ayant renoncé au dirigisme. Des programmes d’ajustement structurel successifs, touchant également l’agriculture et accompagnés d’une politique de stabilisation économique, ont été mis en œuvre depuis 1987, avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale. Cette politique semble porter ses fruits mais n’a pas réussi à réduire l’extrême fragilité de l’économie.

« La décentralisation vue comme une évolution »

Le processus de décentralisation a démarré en décembre 1994 comme un complément du processus de privatisation initié dès 1986. Les deux évolutions ont été décidées par le gouvernement central avec l’objectif de concourir à la restructuration de l’économie tout en essayant de répondre à une pression politique grandissante pour une plus grande démocratisation des institutions du pays. La Loi de décentralisation n’a cependant été mise en application qu’en 1997.

monaco resources group
monaco resources group

Cette loi attribuait aux régions et aux secteurs de nouvelles fonctions de décision, exécution et contrôle, laissant toutefois la responsabilité de gérer le financement du développement au niveau du gouvernement national. La décision de décentraliser s’est révélée être, plus clairement que dans presque n’importe quel autre pays ayant mis en œuvre une politique de décentralisation, une décision purement formelle dans la mesure où aussi bien le niveau intermédiaire que le niveau local n’ont reçu aucune nouvelle ressource pour leur permettre de faire face aux nouvelles fonctions impliquées par la décentralisation. Les pouvoirs des autorités en charge des entités décentralisées sont donc quasi-inexistants.

«  Une politique en faveur d’un développement rural »

Le processus de décentralisation en matière de développement rural a en fait précédé le processus plus global de décentralisation politique du pays; il a en effet démarré dès 1986.

monaco resources group
monaco resources group

Sa forme prédominante, en fait unique, a été une forte déconcentration des services centraux de l’Etat. Cette déconcentration, encore une fois purement formelle, ne s’est traduite que seulement dix ans après (août 1996) par un programme de restructuration administrative du Ministère de l’agriculture, qui a essayé de donner un contenu réel à la déconcentration en faisant jouer un rôle au niveau local.

Malgré la persistance de modalités de planification du développement rural essentiellement nationales, le caractère centralisé des politiques agricoles n’a pas empêché une différentiation, somme toute modérée, de ces politiques en fonction des régions et des types de production. Cette différenciation s’est également accompagné, d’une part, de la mise en place de certaines formes de concertation et de décision conjointe entre les niveaux national et local, et, d’autre part, d’une coordination partielle des interventions au niveau des régions. Ainsi par exemple, en ce qui concerne les actions liées aux équipements et infrastructures ruraux, si la prise de décisions et le financement sont une responsabilité exclusive du niveau national, les tâches de contrôle, suivi et évaluation sont partagées entre les trois niveaux national, régional et local.

monaco resources group
monaco resources group

« Des services à l’appui de l’agriculture »

Il en va de même du point de vue de la définition des politiques liées aux principaux services d’appui à l’agriculture.

 A l’exception de la formation, dont la politique est définie seulement par le niveau national, les politiques de vulgarisation, recherche et inputs sont définies conjointement par les niveaux national et local.

 Le financement de ces quatre services est cependant centralisé et la responsabilité revient au niveau national. L’importance du rôle des principaux acteurs du développement rural (secteur public, secteur privé, organisations de producteurs, ONG) est variable selon les services et aucun modèle général ne semble se dégager, ce qui témoigne probablement d’une absence effective de politique agricole cohérente.

monaco resources group
monaco resources group

 Ainsi, le secteur public est le seul offreur des services de recherche, mais il partage ce rôle avec les organisations de producteurs et les ONG pour les services de formation, et avec les ONG pour les services de vulgarisation. Il est par ailleurs absent de la fourniture du service de crédit dont l’offre provient uniquement des ONG, ainsi que de l’offre d’inputs qui est assurée à la fois par le secteur privé, les organisations des producteurs et les ONG.

« Des perspectives d’avenir » selon Monaco resources

L’absence combinée de modalités de coordination entre les trois niveaux de gouvernement et de cadres de concertation, agissant dans une situation de faiblesse non seulement des organisations de la société civile mais également des niveaux local et intermédiaire, explique peut-être les réticences qu’éprouve le gouvernement de la Guinée-Bissau pour aller de l’avant en matière de décentralisation.

monaco resources group
monaco resources group

 Mais elles pourraient s’expliquer aussi par l’insuffisante volonté politique de prendre en compte les aspirations des populations locales, dont témoigne l’inexistence d’élections communales et locales, et de leur laisser gérer leurs propres affaires. Il est peu probable que la décentralisation puisse réellement voir le jour et manifester toutes ses potentialités sans cette volonté. L’accord politique de novembre 1998 permettra peut-être d’avancer dans ce sens.

× Comment puis-je vous aider ?