février 14, 2020

La réussite au féminin – données rapportées par Pascale Younés de MonacoResources

Depuis des générations, la place des femmes dans la société a été vivement discutée, mais les femmes ont réussi à se faire une place dans le management et au sein de la société, les femmes sont de plus en plus nombreuses à intégrer de grandes écoles, et même d’obtenir des postes à grandes responsabilités dans les entreprises, mais cette évolution est encore lente, et stagne dans le temps.

La société admet que le sexe d’une personne ne détermine en rien ses habiletés, et pourtant, plus que tout, les femmes doivent accomplir plus pour obtenir ce qu’elles veulent.

Monaco Younes pascale  monacoresources mrg
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« Le plafond de verre »

Pascale Younes de MonacoResources Group prévient « Le plafond de verre est un terme qui est né dans les années 1970 ».

Cette expression désigne l’impossibilité pour les femmes d’avancer dans leur carrière, ou de pouvoir accéder à un poste de haute responsabilité et donc de ne pas pouvoir atteindre un niveau équivalant à celui des hommes1.

Pour commencer, le plafond de verre ou « le mur invisible » autrement dit, est apparu à cause d’un accès tardif au poste de responsabilité, contenu du fait que les femmes ont commencé à travailler plus tard que les hommes, car elles n’avaient pas encore de diplôme et n’avaient pas fait les études nécessaires pour arriver à un niveau égal aux hommes.

Ensuite, les normes organisationnelles sont masculines, c’est-à-dire qu’il y a certaines normes comme le fait d’accéder à certains postes très haut placé ; le fait d’avoir une femme dans des bureaux pouvait-être perçu comme une image négative2 à l’égard de tous les autres hommes qui travaillent, car la femme ne paraissait pas conforme au modèle.

Selon une étude menée par l’APEC en 2005, les femmes dans le management représentent seulement 35 %, et aujourd’hui les femmes possèdent encore un salaire inférieur à celui des hommes, de 21 % en moyenne.

Monaco Younes pascale  monacoresources mrg
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Concernant les PDG, les femmes ne représenteraient que 10 % et parmi les femmes dirigeantes dans le CAC 40, elles ne seraient qu’à peine 5 % rapporte Frédéric Platini de R-LOGITECH la filiale de Monaco Resources Group basée à Monaco.

L’ampleur du plafond de verre s’étend dans les entreprises, les chefs des grandes et des moyennes entreprises sont estimés à 93  % des hommes ce qui paraît relativement élevé. Aux États-Unis, les femmes représentent 45  % des cadres et managers, elles ne constituent que 5  % des cadres dirigeants.

Les Philippines sont le seul pays à compter autant de femmes que d’hommes dans les fonctions d’encadrement, mais elles restent minoritaires dans les postes de direction. C ‘est ce que nous apprend Axel Fischer de Monaco Resources MRG.

Dans la politique et la haute fonction publique, les femmes représentent 12,5 % des emplois. En France, les femmes ne représentent que 7  % des préfets, 14  % des recteurs et 6  % des dirigeants de juridictions nationales. Dans l’Assemblée nationale, les femmes comptent 107 pour 577 places.

Malgré la loi sur la parité, en 20083, il y a 91,5  % d’hommes maires dans les villes de plus de 3 500 habitants et 86,9  % d’hommes conseillers généraux.

Axel fischer monaco resources CEO mrg afrique 5
Axel fischer monaco resources CEO mrg afrique 5

Dans la recherche et l’enseignement supérieur, notamment dans les universités, les femmes représentent environ 38,5 % des maîtres de conférences et seulement 16 % de femmes professeur sont agrégées à l’université4 ce qui place la France derrière le Portugal mais devant la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas.

Si un sondage du Pew Research Center réalisé en mai 2010 indique que la majorité des pays sont favorables à l’égalité des droits hommes-femmes, il existe toujours un plafond de verre au niveau de l’accès des femmes à des postes dirigeants.

Certes, quelques femmes occupent au niveau mondial des postes importants, mais elles sont rares.

En 2004, 19 % des postes de direction (sur une étude portant sur 11 000 entreprises privées de tailles moyennes dans 39 pays) sont occupés par des femmes, contre 20 % en 2010. Il existe des disparités selon les pays, les Philippines comptant 35 % de cadres supérieurs féminins et la Thaïlande 45 %, même si elles sont moins bien payées que les hommes à niveau de responsabilité égal.

Le Japon, lui, est à 8 %, alors que seulement 1,4 % des sièges des conseils d’administration des 100 premières entreprises japonaises sont occupés par des femmes. Dans l’Union européenne, sur les 598 plus grosses entreprises, on compte 3 % de présidentes et 12 % de mandataires.

Aux États-Unis, 45 % des cadres et managers sont des femmes mais seulement 5 % des cadres dirigeants.

 Des sociologues ont montré que, malgré la bonne volonté affichée des États et des entreprises, le modèle managérial reste masculin, fondé sur le présentéisme, l’hyper disponibilité et la mobilité, alors que les femmes sont traditionnellement associées à la sphère familiale, sans compter le poids des réseaux et des représentations sociales et culturelles sur l’image qu’on peut avoir de la figure du dirigeant, doté d’un caractère charismatique, combatif et d’autorité.

 La sociologue Jacqueline Laufer ajoute : « Il faut enfin compter avec la crainte des femmes à accepter des postes exposés, où elles sont d’autant plus visibles et mises à l’épreuve qu’elles sont rares à ce niveau de hiérarchie ».

Pour pallier ces problèmes, la conférence mondiale sur les femmes adopte en 1995 la Plaforme de Pékin, de même que l’UE, qui s’engage sur le sujet dans les années 1990-2000, certaines entreprises et certains pays, comme la Norvège, qui impose des quotas de 40 % de femmes dans les conseils d’administration.

Cela correspond aussi au besoin des entreprises d’éviter de se priver de talents féminins, plusieurs études ayant prouvé que la présence de femmes dans les sphères de décision augmente les performances financières de ces sociétés5.

Il existe un phénomène récurrent, au sortir des grandes formations diplômantes : HEC, Sciences Po, Ecole du Barreau pour n’en citer que quelques-unes, les statistiques sont formelles, il y a plus de femmes diplômées que d’hommes.

 Pourtant, après une dizaine d’années de carrière, les femmes sont de moins en moins nombreuses, reléguées à des postes de “middle management” et inlassablement doublées par leurs collègues masculins parfois moins compétents.

A croire qu’il ne saurait y avoir de progrès sans risques de retour en arrière. Pourtant, la réussite est aussi féminine.

« La réussite au féminin »

La définition de la réussite pour les femmes qui créent une entreprise n’est pas la même que pour les hommes.

Pour elles, il est certes important de satisfaire aux critères économiques, mais cela implique aussi de parvenir à un équilibre vie privée et vie professionnelle, ainsi que d’apporter une contribution sociétale

Quand elles créent, elles cherchent à donner un sens à leur vie tout en espérant aussi le faire pour d’autres, à travers une stratégie de partage, notamment.

Les femmes gèrent différemment n’importe quelle situation qu’un homme car elles ont toujours en tête trois grandes lignes de conduite.

Elles prennent conscience et remettent en cause les stéréotypes ou croyances limitantes qui créent un système de pensées automatiques, souvent mis en place par des hommes.

Elles ont le sens du bien comprendre et du bien sentir, deux types d’énergie à la fois féminine et masculine (yin et yang), qu’il est important de reconnaître consciemment pour savoir les utiliser à bon escient selon les contextes et en faire des points forts.

Et enfin, elles s’appuient sur des axes naturels d’énergies, elles les travaillent et surtout font confiance à leurs collaborateurs car elles ont pu dessiner leur propre modèle de réussite au féminin.

Aujourd’hui, les femmes utilisent majoritairement les compétences de la dynamique féminine comme les réseaux, les partenariats, la collaboration ainsi que pour les indépendantes et entrepreneuses, les techniques nouvelles, coworking, portage salarial…

Les femmes débarrassées des croyances limitantes, savent s’appuyer sur leurs forces et peuvent alors faire des propositions pertinentes et puissantes et ainsi, changer leurs mondes.

Notes et références :

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